Premier voyage

Publié le par Hervé Descamps


La fascination de l’Orient

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Nous avons visité les villes impériales, parcouru les terres rouges de latérite, admiré les tours crénelées des minarets, pénétré les casbah en pisé d’argile et de chaux, adoré les médinas aux coupoles nervurées, rêvé devant les hautes dunes et le désert qui s’éloigne comme un oubli. Nous avons arpenté des oasis qui surgissent de nulle part, découvert les montagnes des différents Atlas forteresses posées là par la nuit des temps et médité devant la mer, illimitée.

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Au Maroc les gens ont l’immensité de l’espace dans le regard et vivent dans un monde souvent encore préservé du temps où les mirages ont des accents de réalité.
Notre équipe, comme à la recherche d’un horizon perdu a littéralement largué les amarres pour avoir, une fois la Méditerranée traversée, la révélation d’une véritable harmonie tant dans les paysages que dans les rencontres.

C’est Tanger la blanche qui nous accueilli. Tanger où, comme l’ont fait avant nous, et surtout à une allure bien plus calme, des gens comme Delacroix ou Matisse, nous avons pu admirer les bleus intenses des façades qui contrastent largement avec les blancs un peu trop crus.

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Au Maroc les noms des villes sont déjà des rêves, Fès, Er Rachiddia, Zagora, Ouarzazate, Marrakech, Tafraoute, Essaouira .. Ces noms ont la consistance et la saveur de ce qu’ils annoncent.

Fes, à l’orée du premier jour nous a accueilli. L’Athènes de l’Afrique, la plus ancienne des cités impériales, la cité aux cents fontaines. Nous avons pu nous balader dans sa vieille ville au rythme des pas d’un guide, véritable chronique vivante de l’histoire d’une cité qui a su se préserver au gré des temps et des dynasties. Nous avons pu appréhender l’Islam et en découvrir ses aspects les plus étranges.

Le désert nous a appréhendé pour la seconde soirée, certes ce ne fut pas sans mal ni sans incident mais le plaisir de cette nuit passée à partager les étoiles couchés dans le sable perdus au milieu de nulle part avec la grande dune comme compagne a laissé à beaucoup comme un goût de revenez-y.

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Zagora la belle fut notre troisième étape, C’est la dernière cité avant l’immense nulle part. La dernière douche avant le Sahara. Il fallait savoir que le chant des minaret de Zagora porte jusqu’au fond de la vallée du Draa .. maintenant que nous l’avons entendu il restera à jamais gravé dans nos mémoires.

Marrakech l’Almohade, les petits bars incrustés de bois de santal et d’ébène, le jardin Majorelle et l’ombre d’Yves St Laurent, et surtout l’incomparable place Jemma-El-Fna ou les conteurs vous proposent d’incroyables histoires d’amour et de jalousie constellées de trésors cachés au fond des riads abandonnés. Marrakech, le royaume des marchands des charmeurs de serpents et des bateleurs.

Tafraoute nous a ouvert les portes de ses murailles de pierres ocres. Nous avons découvert ce qu’était le silence de la nuit et la douceur du sud. Plus encore qu’aucune autre, cette petite ville oubliée nous a fait comprendre combien nous étions en retrait avec la vraie civilisation, celle qui vit avec le soleil et se nourrit au rythme des saisons.

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Quand nous avons retrouvé la mer, à Ifni, ce fut comme si notre voyage allait se terminer. Nous avions auparavant, en traversant les faubourg de Guelmim, ressenti l’appel du Sud, celui qui va vous faire quitter la civilisation pour vous enfoncer dans le grand inconnu, histoire de vérifier que pour atteindre Dakar il suffit de suivre la côte.

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Essaouira la ville des artistes nous a montré son âme, certains en ont profité pour renouer avec le passé, d’autres pour préparer le futur. Essaouira c’est un peu magique, suffisamment occidentale pour rassurer les touristes, mais suffisamment orientale pour tranquilliser les habitants. Ici on préserve ce qui est le plus important au Maroc, une réelle authenticité.

Comme il fallait bien rentrer. El Jadida fut une étape sans histoire, juste une étape sur la route du retour avec suffisamment de luxe pour faire oublier que bientôt tout cela allait se terminer.

Lorsque nous avons revu les façades de Tanger chacun avait une certain spleen au cœur. Pourtant dans la dose de souvenir il est resté comme un goût de trop peu .. ce goût qui va en inviter pas mal d’entre nous à revenir car le Maroc cela ne s’ingurgite pas, cela se savoure .. et à petites doses à chaque fois !!

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Publié dans Tourisme

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